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Do Androids Dream of Electric Sheep? is a book that most people think they remember and almost always get more or less wrong. Ridley Scott's film Blade Runner took a lot from it, and threw a lot away. Wonderful in itself, the film is a flash thriller, whereas Dick's novel is a sober meditation. As we all know, bounty hunter Rick Deckard is stalking a group of androids who have returned from space with short life spans and murder on their minds--where Scott's Deckard was Harrison Ford, Dick's is a financially strapped municipal employee with bills to pay and a depressed wife. In a world where most animals have died, and pet keeping is a social duty, he can only afford a robot imitation, unless he gets a big financial break. The genetically warped "chickenhead" John Isidore has visions of a tomb-world where entropy has finally won. And everyone plugs in to the spiritual agony of Mercer, whose sufferings for the sins of humanity are broadcast several times a day. Prefiguring the religious obsessions of Dick's last novels, this book asks dark questions about identity and altruism. After all, is it right to kill the killers just because Mercer says so? --Roz Kaveney, Amazon.co.uk
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Sur terre, quelques temps après l'holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit "spéciaux", se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d'éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu'il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d'ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s'il n'est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.
Mais alors qu'est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette capacité à utiliser la "boite à empathie", qui les plonge dans le corps perpétuellement meurtri de Wilbur Mercer. Mercer qui pourrait bien s'avérer être un usurpateur...
Adapté au cinéma par Ridley Scott, Blade Runner est un des chefs-d'œuvre de Philip K. Dick (Ubik, Le Dieu venu du centaure). Loin d'être héroïque, la mission du héros (qui tient plus de l'antihéros) le pousse petit à petit vers le désespoir. Encore une fois les frontières de la réalité sont floues et la question de l'identité plus que jamais inquiétante. --Georges Louhans